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Revue de presse

Opportunités de développement et investissement : Les walis, des exécutants des plans du gouvernement

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en visite à Constantine, a annoncé la tenue, le 29 août, d’une réunion gouvernement-walis.

Il devra instruire les walis — dont certains sont nouvellement installés à la faveur du remaniement intervenu à la mi-juillet — sur les mesures du gouvernement qui compte «créer de nouvelles opportunités pour le développement de l’économie nationale et l’ouverture sur l’investissement». Les walis devront être les exécutants de la politique d’investissement qu’ambitionnent d’engager les pouvoirs publics.

Parmi les mesures prises dernièrement à travers la loi de finances complémentaire (LFC) 2015, dont la mise en œuvre est confiée aux walis, figure la concession de gré à gré du foncier industriel. Modifiant et complétant l’article 5 de l’ordonnance de septembre 2008 fixant les conditions et modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l’Etat destinés à la réalisation des projets d’investissement, l’article 48 de cette LFC stipule : «La concession de gré à gré de cette catégorie de terrain est, désormais, autorisée par un arrêté du wali sur proposition du directeur de wilaya en charge de l’investissement agissant.» Les pouvoirs publics, confrontés aux difficultés engendrés par le code des marchés publics et aux pesanteurs de l’administration, ont décidé de faciliter le recours au gré à gré.

Des secteurs d’activité tels que les travaux publics et les transports ont pu bénéficier de cette exception à la règle critiquée, puisque pouvant ouvrir la porte à tous les dérapages et à la dilapidation des deniers publics. La capitale a bénéficié également de cette décision.

Le Premier ministre avait présidé, il y a presque une année, au siège de la wilaya d’Alger, une réunion gouvernement-autorités locales consacrée à l’examen de la gestion de la ville.

Frais émoulu, le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a pu bénéficier de la prérogative d’engager des projets sans être assujettis aux dispositions du code des marchés publics. Les résultats sont mitigés : des projets, lancés par son prédécesseurs dans le cadre du plan stratégique 2009-2029, n’ont pu être concrétisés ni même lancés.

Pas de police municipale ?

Le gouvernement, confronté à la baisse des prix du pétrole, compte, par ailleurs, obtenir les bonnes grâces des investisseurs privés. Signe de ce «rapprochement» : les propositions présentées le 12 juillet par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) pour «diversifier l’économie nationale». Un document, présenté à M. Sellal, détaille les propositions de l’institution présidée par Haddad : réduction des subventions, résorption de l’informel, libéralisation de l’entreprise, etc. Ces mesures proposées par le patronat interviennent dans un contexte difficile qui oblige l’Etat à réduire son train de vie.

Des mesures d’austérité — le mot n’est jamais utilisé — ont en effet été annoncées pour faire face à la chute des cours du pétrole. Un courrier adressé au ministère des Finances, début août, détaille les décisions prises par le gouvernement. Il s’agit du gel des projets d’équipement publics qui n’ont pas été lancés et dont les ordres de service n’ont pas été lancés.

L’instruction du Premier ministre concerne le report des opérations d’acquisition de véhicules de service, y compris celles ayant déjà fait l’objet de dotations au titre du budget de l’année 2015. La Fonction publique est aussi concernée par ce fléchissement.Si des programmes d’équipement sont mis sous le coude, des projets annoncés en grande pompe sont également remis sans ménagement aux calendes grecques.

Le gouvernement, par exemple, n’a pas réalisé son projet de mettre en place une «police municipale». Salué par des élus communaux, le projet ne devrait pas être concrétisé, à moyen terme du moins, surtout dans ce contexte de crise. 

EL WATAN 

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